Le jeune espoir vendéen Hugo Le Foll était à Hawaii

Après de belles sessions en Vendée ces derniers temps, Hugo et sa famille ont décidé de partir en trip à quelques kilomètres de leurs home spots, direction Hawaii. Voici le récit de cette fabuleuse expérience qui on en est sûr aura marqué les esprits de ce jeune surfeur.

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Nous sommes partis en décembre à Hawai, le jour de mes 12 ans (le hasard fait bien les choses !) et nous avons débuté notre voyage par un court séjour sur Maui, où j’ai pu surfer plusieurs fois à Ho’okipa (spot plutôt réputé pour le windsurf à l’origine). Nous y avons également découvert des spots emblématiques comme Honolua Bay (le cadre est magnifique avec les baleines qui passent au large mais malheureusement trop petit pour se mettre à l’eau) et Jaws (on est d’ailleurs descendu jusque dans la petite baie où la mise à l’eau semble dingue avec son shore break dans les gros cailloux !).

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Puis direction Oahu pour voir le Pipe Masters et découvrir l’île et ses spots. Là-bas, nous avons surfé essentiellement sur le North Shore, sur des spots comme Laniakea Beach (superbe droite), Chun’s Reef, Ehukai (beach break à droite de Pipe) ou Haleiwa (là où se déroule la 1ère épreuve du Triple Crown). Les deux derniers étant notamment le terrain de jeu des jeunes surfeurs hawaïens, qui commencent à surfer très jeunes (c’est vraiment culturel là-bas, tout le monde surfe quel que soit l’âge !). Le niveau est très élevé et on sent l’esprit de compétition qui les motive dès leur plus jeune âge. Il suffit de voir qu’il y a parfois 4 ou 5 coachs sur le bord de la plage à les encadrer. Le niveau des jeunes filles, notamment, est hallucinant.

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On a surfé également sur Goat Island, qui est un spot de repli (car tout le North Shore était en tempête durant 2 jours), où on a partagé une session sympa avec les jeunes français qui fracassent (Noa Dupouy, Kauli Vaast et Kyllian Guérin). Du coup ça parlait plus français qu’anglais sur le spot !.

D’ailleurs en fin d’am, un jour de retour d’une session là-bas, on avait décidé de s’arrêter checker Pipe, car les autres jours le spot ne fonctionnait pas et la veille c’était tempête. En arrivant, le spot était encore agité avec un peu de vent, mais comme il y avait 2/3 pros à l’eau on a pris le temps de les regarder. Puis, 1 heure avant le coucher du soleil, le vent est complètement tombé et Pipe s’est réveillé avec des séries à plus de 3 mètres parfaites. Et là on a vu sortir, des maisons en bordure du spot, des pros tels que Julian Wilson, Joël Parkinson, Adriano De Souza, Josh Kerr, Michel Bourez, Ryan Callynan (qui m’a d’ailleurs donné sa planche en souvenir alors qu’il venait de la casser en deux sur un wipe out) et le jeune chargeur australien Russel Bierke, qui se mettaient à l’eau. Ils nous ont alors offert un spectacle incroyable car ils enchainaient les tubes les uns après les autres, à chacune des séries, comme ceux que l’on voit dans les magazines !!!

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Le lendemain, comme les vagues étaient plus petites et surtout mieux calées, ils ont lancé le Pipe Masters. Vers 16h, ils ont arrêté les séries et on s’est dit avec mon père et mon oncle que c’était l’occasion rêvée pour surfer ce spot.

C’était un « petit » Pipe puisqu’il y avait 1m50/2m00, ce qui l’a rendu accessible pour moi. J’ai eu la chance de pouvoir prendre une dizaine de vagues durant ma session. Mais pour cela, il fallait ruser un peu : soit se mettre sur l’épaule de la vague et attendre que ceux du pic soient trop à l’intérieur pour partir ou chutent (ce qui est rare, vu le niveau à l’eau et d’autant plus quand des pros comme Jordy Smith ou Reef McIntosch sont au pic avec toi !), soit bénéficier des quelques séries qui décalaient ou enfin prendre les séries intermédiaires. C’était une expérience inoubliable pour moi de surfer ce spot mythique en famille, mais également avec des pros que l’on voit sans cesse dans les vidéos !

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Que retiendrais-je de ce voyage ? Le surf est une vraie culture là-bas, les gens vivent autours de cela et les vagues peuvent être à la fois magiques et effrayantes ! Quant aux locaux, quand vous arrivez sur un pic, que vous les saluez avec le sourire, que vous attendez patiemment votre tour et que vous félicitez le local « le plus chaud » quand il a pris une bonne vague (c’est un conseil que m’a donné mon papa et ça marche !) et bien, en général, cela se passe très bien et ils vous encouragent même à prendre des vagues. C’est ça « l’aloha spirit » finalement ! »

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