Jeremy Florès fait le bilan de son début de saison

Jérémy Florès fait le point de son début de saison. Entretien avec le magazine espagnol « Trickon »

Sa blessure
« Je n’ai pas encore totalement récupéré. J’ai encore huit points de suture sur le pied (gauche) et il me faudra bien encore deux semaines (donc plus qu’une désormais, NDLR) avant de pouvoir surfer de nouveau. La blessure est un peu infectée, c’est la raison pour laquelle met plus de temps à guérir. »

Sa première partie de saison
« Je suis un peu déçu par mes résultats. Je crois que j’ai bien surfé, mais sans obtenir les résultats que j’espérais (9e sur la Gold Coast et aux Fidji, 13e à Bells Beach, Rio et Bali, NDLR). J’espère faire mieux durant la seconde partie de la saison. »

Son évolution depuis 2007, année de son entrée dans l’élite
« Quand je me suis qualifié pour le World Tour, j’avais besoin de travailler mon ‘power surfing’ et le surf de grosses vagues. C’est ce que j’ai fait. J’ai appris et, aujourd’hui, je suis beaucoup plus en confiance avec mon ‘power surfing’ ou lorsque les vagues sont grosses. Sauf que dorénavant, les nouvelles générations proposent un surf résolument plus aérien et je dois m’y adapter. Je m’entraîne à passer de nouvelles manoeuvres afin de réussir de bonnes combinaisons. Car aujourd’hui, la seule manière d’être le meilleur est d’envoyer deux ou trois manoeuvres différentes sur une vague. C’est pourquoi je travaille pas mal mes aerials. Seulement, je n’ai pas beaucoup été épargné par les blessures : trois en trois ans. Du coup, ça n’a pas été facile de travailler dans la continuité. Depuis deux ans, ça va mieux, je suis resté en bonne santé et j’ai pu travailler en conséquence. »

La suite de la saison
« Je reste confiant. Tahiti (du 15 au 26 août, pour le Billabong Pro Teahupoo, 6e étape du World Tour, NDLR) correspond à mon style de vagues, il y a de bons tubes, ce sont vraiment des vagues que j’aime. J’espère que ce sera un bon contest pour moi. »

Le surf européen
« Je pense qu’il y a d’excellents et talentueux surfeurs en Europe qui auraient toute leur place sur le World Tour. Mais il est aujourd’hui très difficile pour un Européen de se qualifier pour le Tour. Il y a beaucoup d’Australiens, beaucoup d’Américains… Nous les Européens devons travailler énormément pour faire partie de l’élite. J’y travaille pour ma part à 200 %… »

source : sud ouest

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