O’neil Cold Water Classic : Jeremy Florès qualifié pour les quarts de finale

Le surfeur français Jeremy Florès s’est qualifié hier pour les quarts de finale de l’Oneil Cold Water Classic à Santa Cruz. Il est arrivé premier de son round 4 qui l’opposait à Michel Bourez et Kelly Slater. Une grande satisfaction pour Jeremy qui enchaine les résultats depuis quelques épreuves. Ci dessous sa réaction après sa victoire au round 4.

A noter également les qualifications de Joel Parkinson, Taj Burrow et Matt Wilkinson pour les quarts de finale.

Interview de Jeremy Florès recueillit par le journal l’Equipe :

« Jérémy Florès, comment avez-vous vécu cette série face à Michel Bourez et Kelly Slater ?
C’est la première série depuis un moment où je me suis senti vraiment dans le rythme et où je n’ai pas fait d’erreurs. Lors des autres rounds, je suis passé à l’arrache. Je tombais souvent, je faisais des erreurs tactiques… Mais avec un peu de chance, j’arrivais à gagner. Là, c’était plus naturel. En même temps, j’étais avec deux potes à l’eau. On avait moins de pression pour les priorités, on prenait plein de vagues. Des séries comme ça, c’est sympa.

Et gagner contre Kelly Slater, ça libère vraiment pour la suite de la compétition ?
Ce n’est pas tant dominer Kelly qui m’importe, mais plutôt de montrer mon surf. Je déteste perdre ou gagner des séries sans avoir pu évoluer à mon niveau. Là, c’était bien, c’était moi. Mais je peux encore davantage me lâcher.

Qu’est-ce qui a changé entre votre série de ce matin contre Yadin Nicol (round 3) et celle-ci ?

Ce matin, c’était dur. Il y avait peu de vagues. C’était marée basse, tout petit et off shore. Ce sont des conditions qu’on a rarement sur le CT. C’était compliqué, mais j’ai rien lâché jusqu’à la fin. J’ai fait beaucoup d’erreurs mais c’est passé. Après cette série contre Yadin, j’ai pris conscience qu’il fallait arrêter de gagner in extremis. Je ne pouvais plus me le permettre si je voulais aller loin. Là, contre Kelly et Michel, j’ai eu la meilleure vague, un bon mur sur lequel j’ai pu enchaîner les manoeuvres.

Cela change quoi de surfer contre deux amis ?

C’est du plaisir car il y a une bonne ambiance à l’eau. Quand Michel a eu sa belle vague, je gueulais, j’étais trop content pour lui. Avec Kelly, on papotait, c’était comme une session de free surf. Il n’y avait pas de pression. Mais je savais que je n’avais pas à faire l’idiot. Avec mes deux bons scores, j’aurais très bien pu prendre le pic et les bloquer. Mais je ne suis pas comme ça. Et comme Kelly joue le titre, je n’allais pas faire une connerie. Après, si la bonne vague venait, j’allais évidemment la prendre. Mon objectif était quand même de gagner la série. Pour résumer, c’était très fair play. »

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